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a propos de l'iaidoÀ PROPOS DE L’IAIDO

Parler de l’iaidO en quelques lignes semble utopique, d’autant qu’aucune littérature ne remplacera jamais la pratique. Comme pour tout art martial véritable, une vie ne suffirait pas pour en découvrir tous les aspects.

iaido okami logoNous pouvons donc décrire brièvement l’iaido comme l’art japonais d’utiliser le sabre réel porté au fourreau. Il consiste à à dégainer rapidement et à porter une contre attaque face à un ou plusieurs adversaires.
Bien qu’un art martial à part entière, l’iaido est considéré comme un complément idéal à l’aikido, au kendo, ou encore au karatedo. Les judoka de haut niveau apprécient egalement l’apport de l’iaido dans la tenue du sabre indispensable à certains kata.
Avant de poursuivre, le lecteur saura qu’aucune littérature ne pourra jamais remplacer la pratique d’un art martial. Les différents textes proposés sur ce site ne le sont qu’à titre indicatif.

De la mort à la vie

mort vie iaido okamiLa pratique du sabre, selon la tradition japonaise comporte deux visions principales selon l’usage qui en est fait.
Satsujin ken (殺人剣, le sabre qui tue) est un concept qui décrit la fonction première du sabre : tuer. Il s’agit de l’utilisation d’une arme mortelle sans autre préocupation que son usage basique et efficace.
Katsujin ken (活人剣, le sabre qui donne la vie) est le concept opposé dans lequel le sabre reste une arme mortelle d’une redoutable efficacité, mais est mis au service de l’évolution de son possesseur.
Il va de soi que l’iaido se réfère à ce dernier concept empli de paradoxe : l’iaidoka doit apprendre à tuer pour ne plus avoir à tuer; il doit, par sa maitrise de l’arme, arriver à ne plus en avoir besoin.
La situation ultime est celle du maitre qui ne doit plus dégainer tant nous savons que toute attaque est vouée à l’échec.

 

 

L’iaido en bref>> Haut de la page 

iaido en bref okamiSi l’usage du sabre est quasi universel, ce dernier a pris au Japon médiéval une importance telle qu’elle modifia la façon d’envisager la vie et la mort d’une manière très particulière.
Il en reste aujourd’hui un état d’esprit que l’on peut encore retrouver chez de nombreux cadres ou dirigeants japonais, mais également une série de pratiques dont le sabre est le support fondamental.
Avec l’aikiken, le kenjustsu et le kendo, l’iaido est une pratique à la fois ancienne et moderne qui trouve plus que jamais sa place dans la société contemporaine.
L’iaido est l’escrime au sabre réel, porté au fourreau. Son but est de dégainer, maîtriser puis trancher l’ennemi qui tente de vous porter atteinte. Pour des raisons évidentes de sécurité, l’iaido se pratique seul. Avec en face de soi un ennemi imaginaire que l’on matérialise par soi-même ; à chaque coupe, le pratiquant tranche son égo.
Nous sommes loin des duels de cow-boys. En iaido, c’est l’esprit qui permet de gagner le combat et non le sabre : la vigilance, le placement du corps, le regard, la position menaçante de la lame sont autant d’élément déterminants de l’issue du combat.
Toutes les écoles sont construites sur une même base : la réalité du combat à mort. Loin de constituer une technique barbare ou morbide, cette façon d’aborder l’iaido permet de retrouver le véritable esprit et la sobriété indispensable à toute progression dans ce geste si simple et à la fois si difficile qu’est la coupe au sabre. Sobriété et état d’esprit qui se retrouvent dans l’étiquette rituelle qui accompagne chaque geste de la pratique.

 

 

Deux écoles>> Haut de la page 

La notion de ryū (流, synonyme de courant, style, école) est étroitement liée à l’histoire du Japon. L’appartenance à un clan, la relation à une tendance philosophico-religieuse, la longueur du sabre, le nombre de sabres employés simultanément, l’inclinaison pour dégainer ou rengainer le sabre, etc. sont autant d’éléments qui les distinguent. Toutes partagent un même but : sobriété et efficacité.
Notre dojo pratique deux écoles d’iaido tant distinctes que complémentaires :
ecole zen ken ren kishimoto sensei iaido okamiZen Nihon kendo renmei iaido (全日本剣道連盟 ou Zen ken ren en abrégé) est une école moderne destinée à maîtriser des gestes communs à toutes les écoles.
Il s’agit d’un apprentissage rigoureux où le moindre détail tient une grande importance. Cette école permet également une pratique commune.
Nous voyons, ci-contre, Kishimoto sensei pratiquant Zen ken ren.
 
ecole muso shinden ryu furuichi sensei iaido okamiMusō shinden ryū (夢想神伝流 ou Shinden en abrégé) est un koryū (古流, une école ancienne) dont l’origine remonte au XVIe siècle et qui est la base de nombreux autres styles. Il s’agit de l’école classique par excellence. Une plus grande marge est offerte au pratiquant, mais le grand nombre de kata et la complexité croissante des situations compensent cette apparente liberté.
Nous voyons ci-contre Furuichi sensei pratiquant Musō shinden ryū.

 

Qu’est ce qu’un kata ?

Pour des raisons évidentes de sécurité, l’iaido se pratique seul. Bien que des exercices mettant en scène deux protagonistes, ou plus, dans ce cas armés de sabres de bois existent, l’iaido est une pratique essentiellement solitaire et ce grâce au kata.
Littéralement « manière » (方), « moule » (型), ou « forme » (形), mais aussi « convention scénique », le kata est un combat ou chaque geste est connu d’avance et immuable. Loin d’être une chorégraphie, il constitue à la fois un recueil de techniques, un apprentissage des postures et du regard, une épreuve de concentration et de vigilance…
Zen Nihon kendo renmei iaido (Zen ken ren en abrégé) comporte douze kata. Ils enseignent les postures fondamentales : assis sur les genoux, semi assis et debout, ainsi qu’un nombre d’ennemi variant de un à quatre et les positions de ces derniers (devant, derrière, sur le côté, encerclement…)
Musō shiden ryū comporte une quarantaine de kata regroupés en séries de difficultés croissantes. Outre les mêmes bases que Zen ken ren, ils enseignent des éléments historiques et martiaux. Exemple flagrant de cette manière extraordinaire d’appréhender l’histoire du Japon, le kata nommé Junto enseigne comment assister celui qui pratique le suicide rituel pour laver honneur (seppuku, aussi connu comme harakiri).

 

Ci-dessous, les gestes immuables du début de Mae, le premier kata de Zen ken ren.

kata iaido okami

 

L’iaido et la santé>> Haut de la page 

iaido et sante okamiLes bienfaits directs de l’iaido sont sans aucun doute la gestion de la respiration, de la correction de la posture, de la souplesse et du développement de la puissance des hanches.
En outre, aucune chute n’existe dans cette discipline. Les personnes souffrant de traumatismes trouveront dans l’iaido une pratique alliant tant le physique que le mental.
De fait, la concentration, la vigilance, le respect des détails entrent autant en ligne de compte dans la pratique que dans le cérémonial. L’extrême attention qu’exige ce dernier permet de se recentrer physiquement et mentalement.
Après avoir acquis les gestes fondamentaux (dégainer, armer, couper et rengainer) ainsi que les kata de base, le pratiquant s’efforcera de donner vie à son art.
Les coupes deviennent incisives et donc efficaces. Les déplacements gagnent en amplitude et en vitesse. Le regard s’aiguise, permettant de dominer d’avantage par l’esprit que par le sabre…
… Autrement dit, la pratique devient réellement martiale sans danger aucun pour la santé.

 

 

Technique et voie >> Haut de la page 

technique et voie iaido okamiLa traduction littérale oppose souvent les termes jutsu (術, technique) et (道, voie).
Existants depuis l’époque Chusei (la période médiévale japonaise), le ken-jutsu (剣術), l’art de manier le sabre déjà retiré du fourreau et l’iai-jutsu (居合術), l’art de manier le sabre encore rangé dans son fourreau faisaient partie de la panoplie des techniques guerrières du samurai.
Dans son évolution vers arts martiaux contemporains, le ken-jutsu a donné naissance au kendo (剣道), le combat en armure et au sabre en bambou où l’efficacité, bien que présente, n’est plus le but recherché.
Bien qu’initialement codifié au XVIe siècle, ce n’est que vers la fin du XIXe siècle que l’iai-jutsu devint l’iaido. De fait, suite à la pacification générale des mœurs (marquée par l’interdiction du port du sabre), de nombreux arts martiaux privilégièrent l’aspect spirituel et moral. Cette métamorphose est soulignée par l’utilisation du terme , la voie, le chemin (dans le sens de « recherche personnelle »), en remplacement de jutsu, la technique.
On comprendra que dans notre monde moderne, pratiquants d’arts finissant en -jutsu ou en - recherchent la même chose : l’évolution personnelle.
Privilégier la spiritualité ne signifie pas pour autant négliger l’efficacité martiale dans la pratique. Même dans sa conception moderne, l’iaido est l’art de tuer un ennemi. Cette vision, qui peut paraître dure dans notre monde par trop édulcoré, est nécessaire à une pratique juste et conforme à la réalité. L’iaido n’est pas une chorégraphie vide de sens, mais bien un art vivant.
Comme tout budō (art martial) moderne, l’iaido ne peut donc se contenter de figures esthétiques. La réalité du combat à mort doit être présente tout en étant indissociable d’une courtoisie, d’un respect des pratiquants et du lieu où l’on pratique.
Cette vision du combat au sabre dont l’issue ne peut être que la mort de l’ennemi est une excellente école spirituelle que le japonais nomment seishin tanren : la forge de l’esprit. Face à l’inéluctabilité du combat, l’esprit se doit d’être clair, lisse et trempé comme la lame du sabre.
En dehors des exercices, cette vigilance s’exprime également au travers d’un cérémonial dont chaque geste trouve son origine dans une réalité de combat. Liant incontestablement l’iaido à d’autres pratiques nippones telles que shōdō, la calligraphie ; cha no yu, la cérémonie du thé ou zazen, la méditation...

 

 

 

 

 

 
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